Qu'est-ce qu'un pigiste ?    
 
C'est un journaliste professionnel qui travaille pour plusieurs employeurs. Il est rémunéré à la tâche (par article, photographie ou reportage audiovisuel) et payé en salaire.

Il travaille sous la convention collective nationale de travail des journalistes (n 31 36). La convention doit être mentionnée dans le contrat de travail (s'il existe) et sur les fiches de paie.
Il travaille pour une entreprise de presse, que ce soit un organe de presse écrite, une chaîne de télévision, une radio, une agence de presse, mais aussi une agence de presse audiovisuelle.

Il travaille à la tâche et est payé selon le travail effectué. Dans la presse écrite, l'unité de mesure est souvent le feuillet (1500 signes, espaces compris). Dans l'audiovisuel, il existe des piges à la journée.

Il a plusieurs employeurs. La notion de "pigiste permanent" est normalement incompatible avec la situation du pigiste, même si dans la réalité, certaines entreprises de presse proposent cette situation.

Il est payé en salaire avec cotisations au régime général de la sécurité sociale, d'après la loi Cressard de 1974. Les rémunérations en droits d'auteur, en honoraires, comme correspondant local de presse ou comme intermittent sont hors la loi pour le journaliste-pigiste.

Le contrat de travail du pigiste est présumé être un CDI à partir du moment où il n'est pas écrit, d'après la jurisprudence. Cependant, cette situation est loin d'être acquise. Il faut parfois aller aux Prud'hommes pour faire respecter ces droits en cas de rupture de contrat.

Il dispose de la carte de presse au même titre que les journalistes "permanents". La mention "pigiste" est inscrite au dos de la carte.

 
Le pigiste est payé en salaire avec cotisations au régime général de la sécurité sociale, d'après la loi Cressard de 1974. Les rémunérations en droits d'auteur, en honoraires, comme correspondant local de presse ou comme intermittent sont illégales.
Quelques rappels

 Article L. 761-2 du code du travail 
Le journaliste professionnel est celui qui a pour occupation principale, régulière et rétribuée l'exercice de sa profession dans une ou plusieurs publications quotidiennes ou périodiques ou dans une ou plusieurs agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources. 

 Alinéa adjoint à l'article L. 761-2 du code du travail par la loi n° 74-630 du 4 juillet 1974, dite loi Cressard 
Toute convention par laquelle une entreprise de presse s'assure, moyennant rémunération, le concours d'un journaliste professionnel au sens du premier alinéa du présent article est présumée être un contrat de travail. Cette présomption subsiste quels que soient le mode et le montant de la rémunération ainsi que la qualification donnée à la convention par les parties. 

 Article L. 761-3 du code du travail 
Toute convention contraire aux dispositions des articles L.761-1, L.761-2 [...] est nulle et de nul effet.