Avec le soutien du

Votre réseau

  

Proposez une pige

Vous recherchez un journaliste pigiste pour effectuer un ou des reportages, devenir correspondant sectoriel ou régional. Soumettez votre offre d'emploi ou de pige.

Adhérez

Rejoignez le réseau des journalistes pigistes. Pour avoir accès à des fonctions privées du site web, recevoir les offres d'emploi et de piges, être en contact avec les autres membres. Accédez au formulaire d'adhésion.

Info-Piges

Newsletter gratuite

Syndiquer le contenu

Evènements

Mon bureau sous les toits

C’est un bureau tout en bois que j’ai aménagé dans une pièce sous les toits. Un petit paradis de pigiste, au risque de me rendre casanière.

 J’avoue : je vis dans le luxe. Et le luxe, pour un pigiste, c’est un vrai bureau indépendant, vaste et tranquille. Une grande pièce sous les toits que j’ai aménagée avec mes p’tits muscles. J’ai viré la moquette au sol et la moquette murale, véritables nids à acariens incompatibles avec l’allergique que je suis. Et j’ai posé du parquet et des lambris. Deux vacances de noël ont été sacrifiées pour me fabriquer ce petit cocon. Mais avec un peu d’imagination, je me sens en vacances dans un chalet ! J’ai aussi fabriqué la bibliothèque aux dimensions de la pièce. Quant au bureau lui-même, c’est une simple planche vernie et posée sur des tréteaux.

Bien sûr, au fil des années, les murs se sont couverts de graffitis divers : dessins de mes filles, coordonnées des rédactions, dates de bouclage, programmes rédactionnels, horaires des RER... Ah, oui, je ne vous ai pas dit, j’habite en banlieue. Un avantage pour la taille du logement et la tranquillité. Mais un vrai handicap dès que je dois aller à Paris pour une conférence de presse, une réunion ou un rendez-vous. Car je suis si bien dans mon simili-chalet que j’hésite à me taper deux heures de transport aller-retour. Un bureau agréable est aussi un piège.

Je ne supporte pas de travailler sur un bureau en désordre. J’arrive à peu près à le maintenir rangé, grâce à toutes les étagères dont je dispose (et encore, vous ne voyez pas tout sur la photo). Mais ma nature désordonnée reprend le dessus, alors le bazar déborde ailleurs, notamment sur le canapé, qui sert normalement à regarder les films sur l’ordinateur de mon conjoint, mais qui, dans les faits, recueille provisoirement les documents des mes articles en cours... un provisoire qui dure, bien sûr.

J’essaie aussi d’appliquer à mon bureau ce que je préconise dans mes articles pour un journal d’environnement, comme les économies d’énergie ou la réduction des déchets. Mon ordinateur ainsi que l’imprimante sont systématiquement éteints le soir, je n’imprime que le strict nécessaire, et réutilise les versos en brouillon. Le gros carton devant ma bibliothèque, ce son mes journaux et papiers à recycler. Il est facile en tant que pigiste d’être respectueux de l’environnement : les économies de papier ou d’énergie sont aussi des économies pour notre porte-feuille.

Le seul inconvénient de mon bureau, c’est l’été que je le ressens : sous les toits, ça chauffe. C’est même carrément intenable les après-midis de forte chaleur. Alors je me « délocalise » dans d’autres pièces de la maison, plus fraîches. J’ai bien essayé de travailler dans le jardin, mais c’est mission impossible, car je ne vois pas l’écran de l’ordinateur, et les tentations pour faire tout sauf travailler sont vraiment trop fortes.

Cécile Michaut