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Votre avis sur les 48h de la Pige

Vous voulez que ça recommence. Vous êtres satisfaits d'avoir rencontré d'autres pigistes et des rédac' chefs. Les 4 et 5 juillet à Lille, nous vous avions demandé ce que vous, journalistes pigistes, pensiez de ces premières 48h de la Pige, une rencontre unique entre journalistes pigistes, rédacteurs en chef et chercheurs. Synthèse...1

Qui est venu ?

  • Nombre de participants : environs une soixantaine.
  • En grande majorité journalistes des pigistes de la presse écrite, pour la plupart spécialisés.
  • Dans notre panel : une étudiante (autre filière que journaliste), deux photojournalistes (spécialisée en musique) et un JRI.
  • Seulement 15% sont adhérents à l’association Profession Pigiste. Mais ceux qui ne le sont pas éprouvent une forte sympathie pour l’association et comptent bien adhérer.
  • 30% des parisiens, 25% lillois et 45% des autres régions.

Pourquoi je suis venu2

Réseauter

  • Je suis venu pour rencontrer des rédacteurs en chef. Comprendre leurs attentes.
  • Je suis venu pour rencontrer d’autres pigistes. Nouer des contacts durables.
  • Il existe de nombreux pigistes que je ne connais pas, et pourtant qui collaborent avec les mêmes publications que moi. Je risque de rencontrer des pigistes de la même ville que moi !
  • C’est un lieu d’échange et de partage. La rencontre ne peut être que bénéfique. L’objectif n’est pas de gagner des piges.
  • Dans la presse spécialisée (médicale) on se connait tous, c’est un milieu fermé. Ce qui m’intéresse, c’est l’aspect échange plus que l’aspect formation.
  • Je viens de rentrer en France. J’avais besoin de voir ce qui se passe, prendre la température de la profession.
  • Je m’attendais à trouver plus de photographes. J’ai l’impression d’être la seule photographe.

M’informer

  • Je cherchais du contenu. De l'info pas militante.
  • M’informer sur mes droits.
  • Connaitre l’état de la presse (hors de ma spécialité). Comment la presse évolue actuellement, faire un état des lieux.
  • Trouver des outils de réflexion pour optimiser mon savoir-faire. Pour mieux vendre. Pour améliorer la qualité de l’information, me spécialiser dans un secteur précis (design, architecture, développement durable, énergies renouvelables, etc.)
  • Comment mieux développer son réseau.
  • Etudiante : Me renseigner sur le métier de pigiste.
  • Je suis débutant ; j’ai besoin de réponses.
  • Je souhaite recevoir des conseils : quelle type de presse cibler, connaitre mes droits, quels salaires se pratiquent, quel est le fonctionnement des rédactions.
  • Je souhaite évoluer dans ma carrière professionnelle. Quel avenir ? Faut-il que je me spécialise ? Sur le web ? Je me pose des questions pour ne pas rester sur la touche et rater une étape décisive.

Me projeter             

  • Je m’interroge sur ma pérennité en tant que pigiste. Je gagne bien ma vie, mais c’est usant à la longue.
  • M’ouvrir à de nouvelles thématiques.
  • Avoir une vue plus globale sur la situation de pigiste. Confronter mon ressenti à celui d’autres personnes.
  • Etre plus pertinent dans ma pratique professionnelle. Avoir plus de plaisir, plus d’épanouissement.
  • Voir si je fais comme les autres pigistes.
  • Comment se positionner sur le marché ? Qui viser ?
  • Redynamiser ma démarche de pige, savoir les vendre, connaitre les méthodes

Ce que j’ai pensé des tables rondes3

  • Bon format : calibrage des interventions, nombre d’intervenants, 15 minutes max. pour les interventions préliminaires.
  • Très concret, très structuré, très utile.
  • C’était très bien d’avoir un regard extérieur sur les pigistes.

Table ronde avec les rédacteurs en chef  

  • C'était profitable. Parole sincère, qualité remarquable. Le débat a démarré sur des considérations sur le tarif de la pige ; heureusement, le rédacteur en chef de l’Express a relevé le débat. Ce qui m’intéressait : quel est le critère de choix des rédacteurs en chef.
  • Intervenants de qualité, constructive
  • J’aurais aimé que ça dure une demi-heure de plus.
  • Ils ont été très concrets. C’était précieux ; je n’ai aucune idée du fonctionnement de la presse générale (non spécialisée).
  • Il y a un décalage entre ce que j’ai vécu à l’étranger et ce qui se passe en France.
  • Très intéressant, surtout à la fin quand on a posé les vraies questions, sur le statut de journaliste.

Table ronde avec les chercheurs (sociologues, etc.)

  • Peu intéressante.
  • J’ai préféré le débat avec les rédacteurs en chef. Les sociologues enfonçaient des portes ouvertes. Il aurait fallu élever le débat. Parler de leurs résultats plutôt que de parler de leur méthodologie (et qui a fait quoi) pendant dix minutes. Les sociologues hommes étaient plus pertinents que les deux femmes (désolé, je ne me souviens pas des noms).
  • Trois intervenants sur quatre étaient vraiment passionnants. J’aurais aimé que ça dure 1/2h de plus, notamment pour les questions-réponses. J’aurais aimé avoir le nom des gens et mini-bio sur le doc de présentation.
  • Il y a un discours misérabiliste des pigistes, amplifié par les sociologues. J’ai apprécié qu’au niveau des ateliers, les discours étaient plus optimistes.
  • Les réalités décrites sont inquiétantantes.
  • Peut-être trop de chercheurs, mais intéressant.
  • J’ai trouvé très intéressantes la pluralité des interventions, la confrontation entre professionnels et universitaires,  et le panorama du métier de pigiste.
  • J’ai aimé la qualité des intervenants.
  • Dommage que le débat soit accaparé par des considérations corporatistes et syndicalistes.4 C’est ce qui est bien à Profession Pigiste : ça parle au plus grand nombre.
  • C’est étrange d’être l’objet d’études ; j’ai donné mon mail à deux chercheurs.
  • Le dernier sociologue m’a agacé : opposer presse et communication était caricatural. Certaines agences de communication font des journaux d’excellente qualité.

Comment j’ai trouvé l’organisation     

  • C'était bien mené. Bien organisé. Très bon accueil. Très sympa. C’était gentil, convivial, très doux.
  • Très bonne initiative, enrichissante, détendue.
  • Le diner était remarquable. La visite de l’expo une bonne idée.
  • J’aurais aimé recevoir le programme par mail, un rappel.
  • J’ai cherché désespérément l’heure à laquelle ça commence. L’horaire exact et le lieu n’étaient pas rappelés sur votre site web. En tout cas, c’était pas facile à trouver.
  • Il n’y avait pas assez de publicité. Je n’ai trouvé l’info que sur le site web de l’ESJ.
  • Pour l’horaire, c’était très bien. Ca nous laissait le temps d’arriver (par train). C’est central, en ville, proche de la gare.
  • Il faudrait mieux flécher ; je n’ai pas pu trouver l’entrée, les salles de cours…
  • J’ai eu l’info par un apéro-pigiste.
  • C’est chouette que ce soit gratuit.
  • Je suis surpris par le peu de participants.
  • C’est sympa. Il y a du café, des biscuits.
  • Génial. Ambiance cordiale et bon enfant. Sans aucune prétention. Convivial.
  • Angle de vue positif, pour un meilleur avenir, et pour développer les forces collectives : cela m’a motivé !
  • Très bonne convention, intervenants de bon niveau, permet de développer son réseau de pigistes.
  • On repart avec plein de conseils, ce qui remotive.
  • La collation de midi : très bien !
  • Beaucoup mieux que ce que j’espérais. Je renouvellerai.
  • J'ai trouvé ce que je cherchais.

Mon avis sur les ateliers

Bruno Crozat (Débuter dans la pige)

  • Très bien, clair, interactif, structuré, ouvert sur des pistes

Martine Rossard (Droits de pigistes)

  • Décevant, bien que sympathique et informée. Car ouverte (ciblée) sur les cas personnels des présents et n’était pas pigiste.
  • C’est trop dense, et pas de pause. Mais flexible pour entrer et sortir.
  • Il faudrait dédoubler cet atelier, car le niveau d’information n’est pas le même : l’un pour les débutants et non cartés, et l’autre pour les pigistes expérimentés

Marianne Rigaux (Piger pour le web)

  • Très bien
  • Ravie de ce que j’ai appris et partagé.
  • Un peu déçue car trop de temps sur le diaporama qui n’est qu’un outil parmi d’autres. Et un peu banal à la fin.
  • Très bons conseils ; simplement les tarifs évoqués sont à pleurer.
  • Elle a plus parlé de sa propre utilisation du web (blog, facebook, twitter, mise en place d’un diaporama), que comment adapter son écriture pour internet.

Eric Delon (Faire évoluer sa carrière)

  • Très bien
  • Du brainstorming pour 2 ou 3nouvelles idées mais surtout pour confirmer ou confronter ses idées.
  • N’a pas vraiment répondu à mes attentes et à l’objectif de l’intitulé. C’était plus un grand brainstorming qu’un atelier.

Jean Chabot (Se spécialiser ou pas)

  • Très intéressant ; ouvre des perspectives.

Suggestions

Thématiques des tables rondes 

  • Modèles économiques de la presse
  • Témoignages de pigistes qui ont bien réussi, avoir du vécu
  • Faire un bilan pour voir ce qui a évolué depuis les dernières 48h
  • Presse spécialisée : danse, arts, sport.
  • Relations entre presse et communication
  • Structure de la presse. Qui dirige la presse ? Quels sont les groupes de presse ? Evolution ?
  • Un titre de presse ne fait pas que du journalisme : édition, formation, création de sites web, communication, etc.
  • Il ne faut pas rester enfermé dans la « presse écrite ». Penser à la presse audiovisuelle, presse en ligne, presse radio, photojournalisme. Je ne les connais pas tous (je suis de la presse écrite). Il faudrait penser à des synergies de compétences.
  • Il faudrait parler des manières de se regrouper entre pigistes.
  • Parler du fond de la profession ; comment nous pouvons changer ça ?
  • Traiter plus de la TV. C’est très utilisé sur le web. (Je suis JRI)
  • Organiser des thématiques plus spécialisées : Piger en région, Piger en presse spécialisée
  • Interroger les directeurs financiers des groupes de presse
  • Témoignages de journalistes pigistes spécialisés qui ont une pratique ; comment ont-ils réussi ?

Thématiques des ateliers

  • Logiciels de montage vidéo et audio
  • Webdocumentaire, journalisme multimédia
  • Comment entretenir un réseau (notamment avec les sources)
  • Comment démarcher les rédacteurs en chef quand on est photographe
  • Comment ne pas se faire pirater ses photos
  • Comment travailler à plusieurs (exemples : collaboration entre deux rédacteurs ou un rédacteur+photographe).
  • Intervenant de l’URSSAF pour les problématiques fiscales, prime à l’emploi, abattement fiscal
  • Connaitre ses droits pour les pigistes débutants (étudiants, CLP, auto-entrepreneurs, etc.)
  • Connaitre ses droits pour les pigistes (plus poussé) : congé parental, journée enfant malade, etc.
  • Organisation très concrète du travail pour les bordéliques (classer les fichiers, ne pas se laisser envahir par les journaux, etc.)
  • Comment se motiver en cas de baisse de moral
  • Thématiques ciblées photographes et pas seulement rédactionnel
  • Angles : avec un formateur qui a l’habitude de piger
  • Les réseaux sociaux au service du journaliste : Twitter, facebook
  • Apprendre à négocier les tarifs piges et communication
  • Découvrir la radio : techniques du son + interviews
  • Ateliers d’écriture
  • Maitriser son profil internet : facebook, twitter, CV en ligne
  • Décortiquer le bulletin de salaire
  • Veille technologique sur les pratiques journalistiques

Organisation

  • Faire la même chose, avec plus de rencontres, plus de rédacteurs en chef, plus d’échanges de contacts entre participants
  • Ca ne fait pas vraiment 48h : c’est plus court ! Il faudrait que ce soit plus dense.
  • Les débats, c’est limité. Il faudrait briefer les participants à l’avance, leur donner les questions. Pour sortir du débat en ayant l’impression d’avancer. Par exemple : créer un « guide des bonnes pratiques des pigistes » qui pourrait être reconnu par d’autres journaux. Faire des propositions concrètes.
  • Plus de tables rondes, plus de monde.
  • Il faudrait maintenir le contact, notamment à travers le site web.
  • C’est très bien , l’occasion de rencontrer des journalistes de province.
  • Il faudrait un annuaire : savoir qui sera là, coordonnées, ville d’origine, spécialité, titres de presse
  • Susciter une synergie entre pigistes. Ensemble, on fait plus de choses que seul.
  • Besoin de documentation sur différents secteurs d’activité
  • Pour qu’il y ait plus de rédacteurs en chef, il faudrait les contacter par les pigistes qui les conaissent, qui leur enverraient les compte-rendus de ces premières rencontres.
  • Faire une rencontre avec UPP
  • Il faudrait spécialiser les tables rondes en les mettant en relation avec les thématiques des ateliers ; ceux-ci peuvent être plus efficaces (car 3 heures, c’est court).
  • Dommage que la communication sur la partie « payante » fut relayée comme information de second ordre.
  • Il faut prévoir une sortie à l’extérieur quand il fait beau.
  • Pour les groupes des ateliers, il faudrait homogénéiser les participants : qu’il y a des sessions différentes en fonction des niveaux et des attentes de chacun
  • Sur 3 jours ce serait plus profitable, ou prévoir un 3e atelier
  • Dommage que la presse n’était pas là pour couvrir l’évènement : il faut faire un plan Com’
  • Je ne suis pas titulaire de la carte, et donc pas de financement : merci d’avoir permis qu’on soit présent
  • Il faudrait organiser aussi des Barcamps

Périodicité et lieu

  • Une majorité souhaite une périodicité annuelle (« On the road again ! »)
  • Une grande majorité souhaite que l’évènement tourne sur toute la France (« Ça serait plus équitable »), mais dans des villes accessibles rapidement par TGV.
  • 1. Cette enquête a été menée par Farid Sidi-Boumedine, doctorant en Sciences de l'Info-Com à l'ENS de Lyon... et journaliste pigiste, membre du CA de Profession Pigiste. Méthodologie : panel de 31 participants choisis au hasard, non membres du CA de Profession Pigiste ou du comité organisateur des journées. Une quinzaine d’entretiens approfondis en face-à-face.
  • 2. En italique, ce sont les interviewés (journalistes pigistes) qui parlent...
  • 3. Tous les interviewés se disaient "satisfaits" voire "très contents" aussi bien du contenu que du contenant. Cette satisfaction du public se retrouve fréquemment quand on l'interroge par exemple à la sortie d'un musée ou d'une exposition, n'osant pas se montrer plus expert que les organisateurs... Nous avons laissé cette appréciation générale, mais nous ne l'avons pas systématiquement notée, préférant nous concentrer sur les critiques (positives ou négatives) argumentées.
  • 4. Il y a eu, au cours du débat, l'intervention de deux ou trois journalistes, représentant un syndicat, qui étaient dans la salle parmi le public. Ils n'ont pas accaparé le micro, mais ont dit ce qu'ils avaient à exprimer durant moins de 5 minutes, sans hargne ni échauffourée.

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