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Les CLP bientôt pigistes ?

Dans une question écrite adressée le vendredi 12 novembre au Ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique, le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier réclame officiellement la révision du statut des correspondants locaux de presse.
Il estime en effet que ce dispositif, conçu pour des correspondants de presse exerçant à titre provisoire une simple collecte d’information de proximité, « ne correspond plus désormais à la réalité de l’activité de nombre d’entre eux ». Constat que nous ne pouvons que partager à la vue des pratiques de la plupart des titres de la PQR qui refusent de payer leurs pigistes en salaires en les considérant comme des CLP.
Le député précise sa pensée en déclarant que « le statut de CLP est parfois détourné de son objet initial et utilisé de façon abusive par les entreprises éditrices, condamnant ainsi à la précarité des correspondant qui n’ont, en réalité, pas d’autres activité de dont beaucoup, de fait de leurs conditions d’exercice professionnel et du lien de subordination dans lequel ils se trouvent par rapport à l’éditeur, devraient bénéficier du statut de salarié donc de journaliste » (sic). Notre cher représentant à l’Assemblée nationale s’emmêle un peu les pinceaux (c’est dans l’autre sens : les journalistes sont des salariés), mais c’est l’intention qui compte. 
En conséquence, l’élu demande au Ministre s’il envisage de revoir « cette législation qui favorise le travail dissimulé ainsi que l’évasion des prélèvements divers ». Rien que ça !
Y’a plus qu’à attendre la réponse de Xavier Bertrand. En espérant que la missive, envoyée juste avant le remaniement ministériel, n’aie pas été perdue dans le déménagement précipité d’Eric Woerth… 

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Portrait de Anonyme
Qu'en est-il des pigistes "bénévoles" qui se font exploiter par tout un tas de médias, notamment les sites Internet spécialisés (n'importe quel site professionnel de cinéma ou de jeu vidéo en regorge), avec l'espoir qu'ils seront un jour payés ?
 
Portrait de Anonyme
Qu'en est-il des pigistes "bénévoles" qui se font exploiter par tout un tas de médias, notamment les sites Internet spécialisés (n'importe quel site professionnel de cinéma ou de jeu vidéo en regorge), avec l'espoir qu'ils seront un jour payés ?
 
Portrait de Anonyme
Voici quelques nouvelles des initiatives isolées de certaines et certains des faux CLP/vrais journalistes et de leur travail "d'information" quand aux pratiques de travail dissimulé; une constante dans la presse quotidienne régionale. Des députés se sont emparés de la question : « M.Jean-Patrick GILLE appelle l'attention de M. le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique sur le statut des correspondants locaux de presse. Il lui rappelle que l'article 10 de la loi n° 87-39 du 27 janvier 1987, modifié par l'article 16 de la loi n° 93-121 du 27 janvier 1993, leur confère la qualité de travailleur indépendant, assortie d'abattements de cotisations pour ceux dont la rémunération n'excède pas un certain niveau. Ce dispositif, conçu pour des correspondants de presse exerçant à titre accessoire une simple activité de collecte d'informations de proximité, ne correspond plus désormais à la réalité de l'activité de nombre d'entre eux. En outre, il est parfois détourné de son objet initial et utilisé de façon abusive par les entreprises éditrices, condamnant ainsi à la précarité des correspondants qui n'ont, en réalité, pas d'autre activité et dont beaucoup, du fait de leurs conditions d'exercice professionnel et du lien de subordination dans lequel ils se trouvent par rapport à l'éditeur, devraient bénéficier du statut de salarié donc de journaliste. Il lui demande en conséquence s'il envisage de revoir cette législation qui favorise le travail dissimulé ainsi que l'évasion de prélèvements divers. » Au Sénat la question est également abordée: http://www.senat.fr/basile/visio.do?id=qSEQ100714552&idtable=q230669&_c=... En dépit du silence assourdissant des syndicats, de l'immobilisme des organismes de contrôle et de justice et la lâcheté de la profession qui fait mine d'ignorer le problème, certaines actions de diffusion de l'information portent cependant leurs fruits. Pour en savoir un petit peu plus sur ces pratiques constatées par tous mais quasiment jamais dénoncées très peu condamnées : http://www.ajt-mp.org/spip.php?article302 http://corres72.hautetfort.com/archive/2010/05/10/un-article-de-vrai-jou... http://www.acrimed.org/article1923.html http://www.iut.u-bordeaux3.fr/actumedias/archives/archives%20dossier/clp... http://www.acrimed.org/article2642.html http://correspondant-de-presse-64.over-blog.com/categorie-422965.html http://www.u-c-p.org/index_fichiers/Page348.htm http://corres69.hautetfort.com/tag/web http://www.abadennou.fr/textes/txt_remyjan/correspondant_presse.htm http://unepressequotidienne.hautetfort.com/index-1.html http://w3.u-grenoble3.fr/les_enjeux/2005/Ruellan/home.html http://maljournalisme.chez-alice.fr/pqr_precarite_qualite.htm Pour aller plus avant sur ces aides indirectes financées par l’état et les contribuables : http://www.dgmic.culture.gouv.fr/article.php3?id_article=387 Ces aides versées à l'ensemble des entreprises de presse quotidienne régionale permettent à ces dernières de contourner divers textes notamment ceux régissant le droit du travail (emploi dissimulé de journalistes derrière au travers un non statut) mais également ceux en rapport avec la propriété intellectuelle (exploitation ou réutilisation des travaux sans autorisation par exemple). Derrière des prétextes, avérés, de crises les entreprises de PQRD s'appuient sur des lois inadaptées et sur un maillage de connections locales multiples et transversales (en local des élus, plus préoccupés par la reconduction d'un mandat où l'infocom est importante, préfèrent éluder la non application des lois par des entreprises "qui comptent", les organismes de contrôles restent peu enclins aux contrôles, la justice se fait souple...) ainsi ces grands groupes parviennent, à travers tout le pays,à pérenniser sereinement un système d'exploitation cumulant les entorses faites aux droits. 
 

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