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Les canards pour collègues

Il y a quelques mois, je suis passé du bureau séparé de la maison au bureau intégré au salon. Une expérience finalement moins traumatisante que je ne l’aurais pensé.

A mes débuts dans le monde de la pige, il y a  un peu plus de deux ans, j’ai eu la chance de pouvoir travailler dans un « vrai » bureau, une pièce séparée du reste de la maison, qui était « mon » espace. Un peu plus tard, lorsque je lisais cette petite rubrique de Pigiste et que je découvrais les incroyables systèmes mis au point par les pigistes parisiens dans leurs 15 m2, je m’estimais vernie.

Mais les aléas de la vie font... qu’on ne peut pas toujours avoir un bureau à soi. Et me voilà depuis quelques mois dans un T1 bis, où je travaille dans mon « salon-bureau » et où je m’estime finalement toujours aussi vernie. Certes, la coupure n’y est plus, mon ordinateur ne cesse de me lancer de longs regards appuyés et il n’est pas rare de préparer la cuisine en imprimant l’article que je viens d’écrire ou en notant l’adresse du prochain rendez-vous. Mais l’après-midi, quand le soleil vient gentiment me réchauffer le dos, quand, en tournant légèrement la tête, j’ai une vue plongeante sur l’Aveyron qui passe en bas de l’appartement, quand les gens me disent au téléphone : « Mais ce ne sont pas des canards que j’entends ? »... alors je me dis qu’il y a vraiment pire comme ambiance de travail. Sans compter – merci monsieur Ikea – qu’il existe un tas de rangements qui permettent de ne pas transformer le « salon-bureau » en « bureau-tout-court ».

Les tréteaux suffisamment solides pour supporter l’imprimante, les meubles version « mini » qu’on glisse sous le bureau, les bannettes qu’on entasse... ne font pas très classe mais sont bien utiles. Et puis, en réalité, un bureau peut se révéler précieux quand on reçoit ses amis et qu’on ne sait pas où poser la corbeille de fruits !

 Charlotte Clergeau

 

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