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La fiabilité de la source fait la crédibilité d'un site

InfoStratèges - il y a 9 heures 41 min

C'est à nouveau l'excellent site de L'Atelier BNP Paribas qui nous donne l'occasion de proposer une réflexion professionnelle de fond... ou plutôt de disserter sur une évidence pour les métiers de l'information-communication.

Sous le titre "La fiabilité de la source fait la crédibilité d'un site, pas l'inverse" un artilce non signé sur le site de L'Atelier, constate que "Les sites ou blogs d'entreprise qui fournissent du contenu ont tout intérêt à indiquer leurs sources d'informations. Pour les internautes, cet aspect est primordial."

Une évidence quasi-déontologique

La plupart des professionnels ayant à traiter de l'information sont en effet soumis à ce régime. Il en va ainsi autant de l'historien qui gagne à citer ses sources pour asseoir le sérieux de ses travaux, que du juriste qui étaie sa démonstration par des arguments de textes juridiques et/ou de jurisprudences, ou du journaliste qui cite ses sources — à moins qu'il n'invoque la confidentialité de ses sources ; c'est ici l'exception qui confirme la règle.
En bref, tous les métiers qui sont amenés à  manipuler de l'information gagnent à citer leurs sources.

Des internautes plus critiques qu'on ne l'aurait cru ?

Ce qui est notable dans l'article de notre confrère, c'est que "Pour les internautes, cet aspect est primordial."
En d'autres termes, le mythe du gogo internaute qui croit aveuglément ce qu'il lit sur le net parce que "c'est sur Internet" commence à laisser place à l'image plus nuancée d'un internaute critique, exigeant, qui ne se contente pas de simples assertions gratuites, en l'air, mais qui attend des preuves, des possibilités de recoupements de l'information, bref, veut des liens — n'est-ce pas de la nature même du Web ? — pour se faire lui-même son opinion.
Et cela, c'est une excellente nouvelle qui tendrait à prouver que des décennies de décervellement sous l'influence de certains médias de masse n'ont pu entamer un certain esprit critique. Le Web 2.0 n'est sans doute pas étranger à cette tendance. Même si tous les avis d'internautes ne brillent pas par un sens critique aiguisé, posé et construit, l'habitude se prend de ne plus recevoir une chose comme vraie sans qu'on ne l'ait vérifiée soi-même, ce qui, au fond, nous ramène exactement à la définition de la méthode cartésienne.

La crédibilité "virale"

L'article, s'appuyant sur une étude d'universitaires américains de l'université de Pennsylvanie, issue du JMC Quaterly (Journalism & Mass Communication Quarterly), souligne que plus les sources citées sont elles-mêmes sérieuses, donc crédibles, plus l'article s'appuyant sur celles-ci l'est aux yeux des internautes.
Cette crédibilité virale rejoint le bon vieil algorithme de Google, connu sous la marque déposée Page Rank, qui a fait en grande partie le succès de Google et qui s'appuie à la fois sur le nombre de liens entrants sur une page web (donc, notamment, vers un article) et sur la qualité éditoriale de ces derniers. Ici, on retrouve le même principe, mais cette fois adossé aux citations insérées dans un article et non aux liens entrants que celui-ci récolte a posteriori.

Une certaine rigueur de travail intellectuel récompensée

Ceci nous ramène à une certaine exigence de rigueur dans le travail intellectuel.
Car la pratique consistant à citer ses sources n'est pas qu'une manie de documentaliste ou d'historien ayant été bien formé, mais c'est l'expression d'une forme de rigueur professionnelle. En effet, citer ses sources, nécessite de s'appuyer sur celles-ci et de ne pas se contenter d'analyses impressionnistes du style "je pense que...", mais bel et bien de faire l'effort d'étayer, de structurer sa pensée et son raisonnement, le cas échéant en appelant d'autres auteurs à l'appui de ses dires.

Lire l'article sur le site de L'atelier BNP Paribas : www.atelier.net/trends/articles/fiabilite-de-source-credibilite-dun-site-linverse

Catégories: Web

ACTA : la Commission saisit la Cour de justice de l'Union européenne

ZD Net - 22/02/12 à 18:54
Bruxelles a décidé de saisir la Cour de justice de l'Union européenne pour valider la conformité du traité international de lutte contre la contrefaçon. Une décision approuvée par le Parlement européen qui va commencer l'examen du texte, ultime étape avant sa ratification.
Catégories: Web

Très haut débit pour tous : les éditeurs applaudissent, pas les opérateurs et le gouvernement

ZD Net - 22/02/12 à 12:25
Sénat, Afdel, Fédération française des télécoms et gouvernement s’affrontent sur la proposition de loi très haut débit pour tous des sénateurs Hervé Maurey (UCR) et Philippe Leroy. Pénalisant pour le déploiement de la fibre et risqué juridiquement pour les uns, le texte est au contraire jugé comme un atout par les éditeurs de logiciels et de services en ligne et aussi les collectivités.
Catégories: Web

Ulule, plate-forme de crowd-funding, lance sa nouvelle version

Tech Crunch - 22/02/12 à 12:17

Ulule, dont nous avions déjà parlé ICI à son lancement en 2010 est une plateforme de crowd-funding qui permet le financement de projets ou de produits créatifs et innovants grâce à la participation des internautes et de leurs réseaux sociaux. Les projets ne sont financés que si l’objectif fixé par le créateur est atteint. Le service suscite un très fort engouement chez les réalisateurs (près de 20% des projets financés sont des films ou des courts métrages), les musiciens (13%) mais aussi chez les porteurs de projets technologiques, humanitaires, écologiques…

A l’occasion de sa nouvelle version lancée ce mercredi 22 février, Ulule annonce avoir dépassé le cap des 500 premiers projets financés pour 1,7 millions d’euros collectés. Ulule perçoit 5% de commission sur les projets financés. La société développe parallèlement un programme de sponsoring à destination des marques et des entreprises. L’activité devrait selon ses fondateurs atteindre l’équilibre courant 2012.

Avec cette nouvelle version disponible en 6 langues, Ulule unifie ses deux services : le premier permet d’organiser des collectes d’argent en définissant au préalable un budget, le second donne la possibilité d’organiser des préventes. « Ces deux services ont été conçus pour répondre au mieux aux préoccupations des porteurs de projets, que ce soient des entreprises, des associations ou des particuliers » selon Alexandre Boucherot et Thomas Grange, co-fondateurs d’Ulule. La nouvelle présentation de ces deux services au sein d’une interface unifiée doit rendre le service plus lisible par les internautes, et permettre d’accompagner l’accélération du site.

Cependant, même avec 1,7 millions d’euros collectés et une position potentielle de leader européen sur le crowd-funding, Ulule ou ses concurrents tel KisskissBankBank ont encore du chemin à faire pour convertir les français aux financements participatifs. Pour comparaison, en 2011, Kickstarter, le leader américain du crowfunding, a enregistré 27 000 projets, pour 100 millions de dollars en promesse de financements.


Catégories: Web

Trois mauvaises habitudes journalistiques à laisser tomber

La Social News Room - 22/02/12 à 10:16

Ce n’est pas moi qui le dit, mais John Paton. L’an passé, j’avais déjà relayé ses 10 tweets pour transformer les journaux. John Paton est le patron du Journal Register Group (170 journaux et magazines), un sénior de la presse écrite, et un visionnaire radical.

Il fait d’abord quatre constats :

La presse écrite papier a perdu 60% de ses revenus publicitaires depuis 2005 et “tellement d’emplois que nous ne pouvons plus les compter”.

Nous venons d’entrer dans une nouvelle ère où ce que nous faisions traditionnellement sur le papier a trouvé sa valeur et cette valeur est égale à zéro.

Placer des paywall peuvent permettre de faire un peu de revenus, mais ça ne suffit pas.

L’industrie de la presse papier “ressemble à ces vieilles dames ingénues qui pensent toujours qu’elles peuvent jouer Juliette, mais à qui personne n’a le courage de dire qu’elle ne peuvent plus le faire”.

Paton appelle donc à une révolution radicale. Trois “lacher-prise” pour cesser de glisser :

1) Les médias ne sont plus les “gardiens de l’info”

2)  Ils ne fixent plus l’agenda, ne décident plus de ce qui est une info ou non

3) Ils ne peuvent plus laisser le monde à l’extérieur du média et ne laisser entrer que les élus, ceux qu’ils ont choisi

Paton appelle à une violente remise en cause pour tirer le meilleur parti du monde digital et de la participation des utilisateurs à la valeur de l’info. Sa valeur d’usage et sa valeur sociale.

Il a par exemple créé le “Idea Lab”, à travers lequel il paie ses employés 10h par semaine pour expérimenter et innover.

Son analyse est violente et soulève déjà de nombreuses critiques. Il va peut-être trop loin : il y a de la valeur dans la production journalistique actuelle, mais elle doit s’adapter et s’ouvrir, à travers les médias sociaux, à ce qui fait la valeur d’une info aujourd’hui.

Cependant, son discours a le mérite de mettre les médias traditionnels au pied du mur : bougez, bougez vite ou mourrez.

Les revenus du groupe Register ont progressé 3 fois plus vite que ceux de l’industrie des médias aux USA.

Catégories: Web

Twitter intègre ses tweets dans le moteur russe Yandex pour oublier Google

ZD Net - 22/02/12 à 09:00
Twitter s’associe au moteur de recherche russe Yandex afin d’intégrer en temps réel les tweets dans les résultats de recherche du moteur. Un accord encore trop limité pour compenser la fin de l’intégration des tweets dans Google.
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Données privées : Google écope de plaintes aux Etats-Unis

ZD Net - 22/02/12 à 08:49
Pour ses pratiques publicitaires sur Internet, et plus précisément le contournement des paramètres de confidentialité de Safari, Google est déjà visé par deux plaintes aux Etats-Unis. Un scénario à la Buzz se profile-t-il pour Google ?
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MegaUpload : Kim Dotcom remis en liberté sous caution

ZD Net - 22/02/12 à 07:39
La justice néo-zélandaise a accordé une liberté sous caution à Kim Dotcom, le fondateur de MegaUpload. Il a interdiction de quitter le pays, d’utiliser Internet et doit informer la police de ses déplacements. L’audience pour son extradition et celle de ses co-accusés a été fixée au 20 août.
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Questions numériques 2012-2012, le temps des ruptures (1/2) : Secessions territoriales

Internet Actu - 22/02/12 à 06:38

Pour la seconde année consécutive, la Fondation internet nouvelle génération (éditeur d’InternetActu) vient de publier son cahier d’enjeux : Questions numériques. A partir des travaux de la Fing, l’équipe a produit 19 scénarios de ruptures pour se préparer à demain, comprendre ce qu’il se passe à l’intersection des transformations sociales, des changements économiques et des ruptures technologiques. Les membres de la Fing ont choisi 7 scénarios pour les travailler plus avant, les rendre plus plausibles, plus accessibles au débat. Ce sont ces 7 scénarios que présentaient Daniel Kaplan, délégué général de la Fing et Jacques-François Marchandise son directeur du développement le 15 février à la Gaîté Lyrique.

L’exercice de cette année a fait ressortir une nouvelle exigence vis-à-vis des technologies, estime Daniel Kaplan. “Plus on devient dépendant du numérique l’ensemble de dans ses actes personnels et professionnels, plus on est critique à son égard. Cela produit des attentes un peu neuves, sur la façon dont les technologies peuvent être des solutions aux crises et aux violences qui traversent la société – ou au contraire, faire partie du problème.” Daniel Kaplan évoque une “innovation indignée”, qui cherche à remédier (par un service, un dispositif, un système) à ce qui ne va pas. “Nous sommes confrontés à une innovation profondément politique qui cherche à agir sur la société”. Reste à savoir comment et jusqu’où va-t-elle se développer ?

La Fing a invité plusieurs personnalités à réagir aux scénarios qu’ont imaginés ses membres.

Secessions territoriales

Yannick Blanc, secrétaire général de la Fonda, un think tank dédié au milieu associatif, a souhaité réagir au scénario consacré aux Secessions territoriales, qui s’inquiète des disparitions des solidarités interterritoriales, ainsi qu’à celui consacré à la santé distribuée.

Pour Yannick Blanc, collaborateur du président du Conseil Général d’Ile-de-France, ce scénario est ancré dans des tensions qu’on observe déjà aujourd’hui, et qui ne se limitent pas à l’organisation territoriale. Dans le monde des associations aussi, on constate une crise des modes d’organisation. La forme fédérative, qui structure par grands secteurs d’activité le monde associatif depuis l’après-guerre, est en train de disparaître par lent dépérissement. C’est d’ailleurs l’un des scénarii que la Fonda avait elle-même exploré lors de son université d’automne. “Depuis une vingtaine d’années, le fantasme de l’organisation sociale, c’est le réseau. Or, si les associations souhaitent s’organiser en réseau, elles peinent à trouver les moyens de traduire cet espoir dans leur organisation et dans des structures adaptées.” Pour beaucoup d’acteurs associatifs pourtant, cette recomposition serait possible à l’échelle de ce qu’ils appellent un territoire, c’est-à-dire un “périmètre d’action préhensile”. On imagine que l’avenir est à la construction de plateformes de projets à l’échelle d’un territoire, mais cela ne va pas de soi, du fait de la mise en concurrence de ceux-ci, comme le soulignait récemment Claude Bartolone, président du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis dans le Monde. Peut-on faire du territoire un lieu de coopération qui ne soit ni vertical, ni hiérarchique, ni discriminant ?

Pour Yannick Blanc, la santé publique est le domaine de la politique publique qui a été le plus bouleversé par l’action des associations, par exemple la mobilisation autour du sida. “La prise en compte des malades comme acteur de la politique publique a bouleversé l’organisation du secteur. La mobilisation a permis de lutter contre les maladies et mobilisé la recherche. L’émergence de l’individu autonome comme acteur de la politique de santé est un phénomène fondamental, car il révèle du changement du rapport des individus aux institutions de la société. La santé était par excellence, un domaine où le rapport entre la puissance de l’individu et l’institution se faisait sous un rôle tutélaire. Ces 20 dernières années, ce rapport s’est inversé, au profit de l’autonomie du malade par rapport à la puissance de l’institution. C’est une tendance lourde qui conduit des transformations profondes de notre société.”

Faut-il envisager une péréquation des territoires pour régler leur concurrence, questionne Nicolas Debock du groupe La Poste ? L’enjeu de la redistribution est bien évident un enjeu majeur répond Yannick Blanc. Les maires freinent la construction de logements, car la richesse que génèrent ces constructions est inférieure aux charges que ces constructions génèrent. L’Ile-de-France est l’une des régions les plus riches d’Europe, mais les écarts de richesse au sein de l’Ile-de-France sont également plus forts que dans les autres régions. La concurrence des territoires est déjà là. En Ile-de-France, la concentration des richesses et des pauvretés, comme c’est le cas entre la Seine Saint-Denis et les Hauts de Seine, est renforcée par la péréquation fiscale : celle-ci a tendance à augmenter la richesse des Hauts-de-Seine et la pauvreté de la Seine-Saint-Denis. Aujourd’hui, la péréquation est un débat politique qui tourne rapidement au pugilat, alors que l’enjeu de la redistribution et de la concentration sont des enjeux majeurs, et ce, alors que la fiscalité locale tourne autour de là où les gens travaillent plutôt que là où ils habitent. C’est tout le débat autour de ces deux départements.

Rendez-moi mes données

Sophie Vulliet-Tavernier, directrice des études, de l’innovation et de la prospective de la CNIL a bien évidemment choisit le scénario “Rendez-moi mes données” qui explore comment les usagers pourraient reprendre possession de leurs données personnelles.

“La donnée personnelle est le pétrole de l’économie numérique”, explique la directrice des études de la CNIL qui réfléchit et agit pour la régulation des données personnelles. L’ouverture, récente, de cette direction a pour objectif de mieux anticiper les enjeux et les usages de la protection des données et d’explorer des dimensions sociologiques et économiques que la CNIL n’avait pas pour habitude d’explorer. La CNIL ne peut être que favorable à la restitution des données, mais sous l’angle du respect des droits des personnes, plus que sous l’angle de la consommation et de l’innovation, tel qu’il est développé dans le scénario. La CNIL a pour mission de donner aux individus des droits sur leurs données, comme il existe déjà via le droit d’accès et de rectification qui est encore un droit méconnu et peu exercé, peut-être parce qu’il est peu compris du public. Il est nécessaire d’ailleurs d’étudier pourquoi le droit à l’accès est peu exercé. Certains facteurs l’expliquent comme le fait que les procédures soient lourdes, que les entreprises et les administrations demeurent souvent réticentes à communiquer leurs données. Peut-être aussi, comme l’exprime le scénario, que les individus ont du mal à comprendre ce qu’ils pourraient en faire. Jusqu’à présent, ce droit d’accès est le plus souvent exercé dans des situations de conflits donnant lieu par exemple à des refus d’embauche. Pour Sophie Vulliet-Tavernier, trouver des services à valeur ajoutée pour l’utilisation de ces données est un élément important pour mobiliser les individus, les entreprises et les administrations à vivifier l’usage de ce droit, alors que les internautes sont majoritairement inquiets de l’utilisation qui est faite de leurs données.

Reste qu’il demeure des domaines opaques dans le traitement des données. Les entreprises et administrations peuvent-elles divulguer facilement le scoring qui résulte des traitements des données personnelles ? Quelle est l’étendue des données auxquels les individus pourront accéder à l’avenir ? Les tiers de confiance, chargés d’agréger les données provenant de différents systèmes d’information, ne seront-ils pas tentés de les réutiliser ? Aujourd’hui, les hébergeurs de données santé sont très régulés, mais cela suffit-il ? Enfin, il faut prendre en compte tous les aspects de sécurité : la sécurisation des données, des modes d’accès, la répartition des responsabilités…

La mise en route de la réutilisation des données personnelles nécessite beaucoup de pédagogie, estime Sophie Vulliet-Tavernier. On a jusqu’à présent développé une pédagogie des risques, mais moins des usages.

CDI, c’est fini !

Antoine Petit, directeur général adjoint de l’Inria a retenu pour sa part le scénario “CDI c’est fini” qui explore les limites d’un avenir fait de flexibilité maximale du travail.

“Pourquoi un organisme de recherche public s’intéresserait-il à ce scénario ?” La réponse est simple, explique Antoine Petit. L’Inria, c’est aujourd’hui 2600 personnes, dont 800 en fonction de support (secrétaires, ingénieurs de plateformes, gestionnaires…) et le reste est constitué de chercheurs. Or, sur ces chercheurs, il n’y a qu’un tiers de permanent. Les deux tiers sont en CDD. “Nous ne sommes pourtant pas les premiers développeurs de précarité”, se défend Antoine Petit. Si la situation est celle-ci, c’est parce que plus de la moitié de nos chercheurs sont étrangers. Le territoire de la recherche est désormais mondial. “Nous devons faire des recrutements de gens pour lesquels la notion de CDI ou de fonctionnaire n’a pas toujours grand sens. Un jeune indien qui a fait son lycée à Bangalore, avant d’être passé par la côte Est et la côte Ouest des Etats-Unis ne cherche pas à devenir fonctionnaire-chercheur, mais veut venir travailler dans un contexte enrichissant où il sait qu’il ne va pas rester. Les concurrents de l’Inria sont l’EPFL, Oxford, Cambridge… Et c’est ce qui nous a obligés à réfléchir à la forme de notre offre d’emploi. On propose certes toujours des postes de fonctionnaires et de chercheurs permanents, mais notre attractivité salariale est souvent faible par rapport à la concurrence européenne, voire mondiale.

Le CDD ne doit pas vouloir dire précarité. A l’Inria, nous avons un accompagnement en ressources humaines. On ne veut aucun chercheur en situation précaire. Nous sommes dans un secteur où il n’y a pas de problème d’emploi, car il y a de fortes interactions avec le milieu industriel. Certaines universités américaines proposent par exemple des contrats de 5 ans, avec un renouvellement tous les ans, permettant de savoir 4 ans avant son départ si on sera prolongé ou pas. La “FlexSécurité”, c’est proposer à la fois la mobilité et les moyens. Mais cela a des inconvénients pour l’entreprise elle-même, car les gens peuvent partir plus facilement.

Avec un sujet comme celui-là, il faut mettre de côté nos dogmes, explique Antoine Petit, pour comprendre comment s’adapter à la concurrence internationale, attirer les meilleurs talents. Mais il est encore difficile de “construire” le parcours du chercheur mondial, quand il est encore bien difficile de valider ses années de retraites quand vous êtes partis 5 ans à l’étranger. Pour construire l’espace européen, voire mondial, de la recherche, il va falloir trouver des solutions pour favoriser la mobilité et la rendre plus facile, d’une manière très concrète.

Posséder c’est dépassé

Bettina Laville, présidente fondatrice du Comité 21, le réseau des acteurs du développement durable, s’est naturellement intéressé au scénario Posséder c’est dépassé, qui explore la voie de la consommation collaborative comme réponse à la crise.

“Tout le monde annonce des transitions, mais personne ne dit comment on y va !”, s’exclame Bettina Laville en félicitant la Fing de n’être pas tombé dans cet écueil. Pour Bettina Laville, qui a dirigé les premiers rapports de prospective sur le sujet du développement durable, la question de la possession symbolise les contradictions de notre époque. Après la crise de 2008, Obama avait dit qu’il fallait mettre fin à “l’époque de la rapacité”. Les crises que nous traversons sont toujours issues de cet excès de possession. Et en même temps, chacune nous rappelle, pour des motifs très différents qui tiennent à la durabilité, à la pauvreté ou à l’innovation, que beaucoup de personnes cherchent à construire une distance par rapport à la possession au profit d’une économie d’usage.

“Je n’inscris pas ce scénario dans une prolongation de la décroissance, car la décroissance, selon moi, est la suite de la croissance ! Ce n’est que le désir de croître moins ! On est toujours dans un monde de la propriété. On est encore lié aux biens matériels.”

Rifkin dans Une nouvelle conscience pour un monde en crise explique (“même s’il exagère beaucoup”) que nous sommes de plus en plus dans un monde d’empathie. “L’empathie est un regard d’assimilation sur l’autre et non pas un regard de possession”, précise Bettina Laville. De ce fait, elle nous projette dans une autre dimension des rapports humains, une dimension qui n’est pas fondée sur la possession.

“Si ce scénario m’intéresse, ce n’est pas seulement parce qu’il évoque le développement durable, mais aussi parce qu’il évoque un problème de droit. Nous pensons souvent que l’usage est une notion nouvelle, numérique, moderne. Or il existe depuis longtemps sous le terme de l’usufruit. L’usufruit est un droit de la propriété compliqué, mais qui reconnait qu’on peut jouir d’un bien sans le posséder. Comment jouir de la terre, de l’air pur, de la biodiversité sans les posséder ? Comment peut-on approfondir la notion d’usufruit ? Les grands constructeurs automobiles, par exemple, cherchent des fondements juridiques à l’autopartage, notamment en discutant avec les collectivités locales pour voir comment partager cette propriété. Le leasing n’est ni l’autopartage ni la location par exemple. Le partage de la propriété est-il un abandon de propriété ou est-il un acte à l’intérieur de la propriété ?

Pour fonder une économie d’usufruit, il faut en fonder les principes juridiques, qui sont liés aux biens communs, à l’intérêt général.”

Pourtant, nous sommes là dans une contradiction forte, explique Bettina Laville. A la conférence de Rio, les pays développés avaient la conviction que la terre ne nous appartenait pas, qu’elle était un bien commun. Les pays développés nous ont pourtant replacés dans une économie de la possession : chaque nation dispose de sa biodiversité. On voit bien que nous sommes dans un monde de contradiction. Le siècle à venir va être tiraillé entre notre rapacité et la précarité. Notre économie est fondée sur le désir d’acquérir et de posséder qui sont eux-mêmes les fondements de la liberté. C’est par la propriété que s’exprime notre liberté. C’est cette contradiction qu’il va nous falloir dépasser.

Hubert Guillaud

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77 astuces pour bien démarrer sur Twitter

InfoStratèges - 22/02/12 à 00:00

On ne présente plus Twitter, la célèbre plateforme de micro-blogging qui permet de communiquer rapidement et sous forme de messages courts (140 caractères maximum).

Toutefois, il n'est pas toujours simple de débuter sur Twitter quand on n'en connait pas les codes de fonctionnement et qu'il faut, dans le même temps, choisir parmi une multitude d'outils mis à disposition des internautes.

Le blog Autour du web propose ainsi une sélection de 77 conseils et astuces pour bien démarrer sur Twitter.

Ce guide s'articule autour de plusieurs entrées :

  • Twitter : 10 étapes cruciales pour les débutants ;
  • 10 termes Twitter incompréhensibles expliqués aux débutants : « Tweet », « DM », « Timeline »... ;
  • Twitter : 10 conseils pour obtenir vos premiers 500 abonnés ;
  • 13 conseils pour garder vos tweets en 140 caractères ;
  • 6 façons de remercier un ReTweet (RT) sur Twitter ;
  • 5 manières d’obtenir plus de ReTweets ;
  • Twitter : 5 raisons de perdre vos followers.


Plus d'infos : www.autourduweb.fr/77-conseils-astuces-bien-demarrer-twitter/

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Comment AdopteUnMec drague ses internautes !

Tech Crunch - 21/02/12 à 13:45

Cet article a été écrit par John Labuzan. Lorsque l’on parle de succes story française en matière de sites de rencontres on pense tout de suite à Marc Simoncini et Meetic, éventuellement à Fabrice Le Parc et Smartdate, mais l’on connaît moins l’histoire d’AdopteUnMec avec Florent Steiner et Manuel Conejo.

Le constat d’AdopteUnMec est simple : les femmes sont sur-sollicitées par les hommes sur les sites de rencontres, et il fallait leur redonner le pouvoir. En 2007, Ils ont alors l’idée de reléguer l’homme au rang de “produit” puis d’élever les femmes à celui “d’acheteuses compulsives”. Elles sont invitées à faire leur “marché sur un site conçu pour elles. Textures rose pâle en guise de fond, charte blanc et noir, esprit très jeune et décalé.


Bien loin d’un site comme Meetic où un formalisme omniprésent cadre le visiteur dans un univers aseptisé. “Adopte” emmène ses utilisateurs dans un univers totalement décalé, et naturellement ce sont les 18/30 qui se sont le plus facilement laissés séduire.
Aujourd’hui leader sur cette tranche d’âge, a encore du chemin à faire pour devenir également une référence auprès d’une clientèle plus âgée.

Owni dans la galaxie des sites de rencontres, lorsque certains dépensent des millions en acquisition, AdopteUnMec n’avait jusqu’à l’été 2011 pas dépensé un seul Euros en marketing. Comble pour un site de rencontre : le concept du site s’est partagé de “bouches en bouches”, s’offrant une communication ultra prescriptrice entre jeunes. 2011 a été pour AdopteUnMec l’année de profondes évolutions : un nouveau site, une partie blog (dédiée aux femmes), une appli mobile, le recrutement d’un directeur marketing, les premiers investissements publicitaires, et une internationalisation.

adoptaguy.com n’a pas séduit les Américains qui dépensent pourtant plus en matière de rencontres sur internet qu’en sites pornographiques. L’expérience est aujourd’hui mise entre parenthèses en attendant de s’exporter dans des pays frontaliers (Italie et Espagne).

AdopteUnMec assume parfaitement son côté fun et décalé. Mais à entendre Thomas Pawlowski, directeur Marketing du site, “Adopte” ne souhaite pas donner l’image d’un repaire pour chasseurs “du coup d’un soir”. Une vision pas forcément partagée par les utilisateurs sur les forums spécialisés, mais le site défend que 47% des utilisateurs qui quittent le site… le font en couple.

Alors qu’un français sur quatre a déjà utilisé un site de rencontre, peu d’entre eux assument l’utilisation de ces sites comme “palliatif” du célibat. Déjouant une autre fois le marché, AdopteUnMec flirte avec les 110.000 fans Facebook, autant de jeunes assumant leur présence sur ce site. Les fondateurs ont donné à leur service une image puissante et presque valorisante leur permettant d’économiser d’énormes investissements en publicité.

L’ambition de doubler le CA pour l’exercice suivant passe néanmoins par quelques dépenses en communication. Des bannières, des spots TV, des événements, l’ensemble avec des accroches et des visuels provocants pour certains, amusants pour d’autres. On trouve du Roux en solde, du Corse à 50%, et du barbu en promo.

Les fondateurs, depuis 2007 ont conservé l’intégralité de leurs parts, malgré de nombreuses propositions, les investisseurs n’ont pas su les séduire. 7 millions de chiffre d’affaires en 2011, le double espéré pour 2012. Un excellent exemple d’une start-up française leader sur son segment, disruptive sur son marché. Finalement, indépendance financière et développement maîtrisé, forment un couple qui fera bien des envieux.


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La presse nationale plaide pour une taxe touchant les FAI, les moteurs, les fabricants

ZD Net - 21/02/12 à 13:03
Les journaux estiment contribuer largement à l'audience du Web sans en récolter les fruits. Ils entendent donc obtenir leur part du gâteau.
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Données privées : Google réplique aux critiques de Microsoft

ZD Net - 21/02/12 à 11:28
Deux poids deux mesures, c’est que Google reproche à Microsoft qui l’accuse de contourner les règles de confidentialité d’Internet Explorer. Google rappelle que Microsoft ne pouvait pas ignorer que le protocole P3P utilisé par IE était obsolète et plus appliqué par un grand nombre de sites, y compris par certains services de Microsoft lui-même.
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The Pirate Bay bientôt bloqué au Royaume-Uni ?

ZD Net - 21/02/12 à 10:01
La Haute Cour de justice britannique a reconnu le site The Pirate Bay coupable d’infraction au droit d’auteur à grande échelle. Elle se prononcera en juin sur l’obligation pour les FAI d’en bloquer l’accès.
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Après Safari, c’est à l’égard d’Internet Explorer que Google serait indiscret

ZD Net - 21/02/12 à 09:03
Après Safari et Apple, Microsoft se dit à son tour affecté par les techniques de Google pour contourner les paramètres de confidentialité des navigateurs. Selon des informations ZDNet, Microsoft avait été alerté dès 2010. Indignation véritable ou simple stratégie de Microsoft ?
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ACTA sera examiné par le Parlement européen le 1er mars

ZD Net - 21/02/12 à 08:26
Le traité anti-contrefaçon est toujours vivement critiqué. Il sera examiné au Parlement européen dès le 1er mars, qui choisira quelles suites donner à ACTA. Et l’approbation ou le rejet ne sont pas les seuls scénarios possibles.
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L’ACTA examiné par le Parlement européen le 1er mars

ZD Net - 21/02/12 à 08:26
Le traité anti-contrefaçon est toujours vivement critiqué. Il sera examiné au Parlement européen dès le 1er mars, qui choisira quelles suites donner à ACTA. Et l’approbation ou le rejet ne sont pas les seuls scénarios possibles.
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La créativité expliquée ?

Internet Actu - 21/02/12 à 06:00

Peut-on vraiment “manager”, “améliorer la créativité, par des moyens précis ? J’avoue personnellement avoir toujours été assez sceptique sur le sujet, en partant du principe que si on innove à partir d’une méthode connue et éprouvée, alors ce n’est plus de l’innovation, par définition. Et les étagères des librairies consacrées au développement personnel, au management, voire au New Age, abondent en techniques infaillibles d’amélioration de la créativité, du jeu de rôle au mindmapping en passant par la programmation neurolinguistique, le brainstorming ou le sacrifice de boucs (la méthode la plus efficace à mon avis).

Mais Anthony McCaffrey, dont les travaux ont été présentés ces jours-ci dans Science Daily, semble relancer le débat. Il est vrai que le bonhomme suscite l’intérêt puisqu’il a reçu un don de 170 000 $ de la National Science Foundation pour développer sa théorie et surtout mettre au point une technologie qui permettrait de lui donner une application pratique.

Ladite théorie se nomme “l’hypothèse des caractéristiques obscures”. Autrement dit, l’innovation consiste à remarquer les caractéristiques d’un phénomène qui sont, jusque-là, passées inaperçues. Cela est beau et bon, me direz-vous. C’est une définition de l’innovation, pas forcément originale, et certainement pas une théorie sur celle-ci.

Mais McCaffrey pense avoir repéré l’une des raisons pour laquelle certaines caractéristiques nous demeurent invisibles : nous sommes obsédés par la fonction, l’utilité des choses. Lorsqu’une qualité ne semble n’avoir aucun but, aucune fonction (ou pire, si elle nuit à une fonction existante) nous avons tendance à l’ignorer alors que nous devrions au contraire nous concentrer dessus. L’exemple un peu simplificateur donné par Science Daily est celui des petites graines ou les fleurs qui s’accrochent aux vêtements. Alors que la plupart n’y verraient qu’une gêne destinée à être supprimée, un esprit créatif dira “allons-y, inventons le velcro”. Et c’est effectivement comme cela que les choses se sont passées.

Dans un autre de ses textes, McCaffrey donne également l’exemple suivant : on dispose de deux anneaux, d’une bougie et d’un cube en métal. Comment attacher entre eux les deux anneaux ? La cire fondue n’est pas assez solide pour ce faire. Solution, grattez la cire de la bougie avec le cube, afin de récupérer la mèche, qui est en réalité une petite corde, et attacher les deux anneaux avec cette dernière.

McCaffrey a donc mis au point une série d’expériences pour vérifier sa théorie.

Il a proposé à 14 sujets de passer un test leur demandant de trouver les parts “non fonctionnelles” d’un objet. Puis il a demandé à ce groupe, ainsi qu’à 14 autres utilisateurs “test” de résoudre une série de problèmes, certains classiques, d’autres concoctés par son équipe. Selon Science Daily, les membres du premier groupe auraient trouvé 67,4 solutions de plus que ceux du deuxième.

Les conclusions de McCaffrey figurent dans un article de Psychological Science qui est malheureusement réservé aux abonnés. Par chance, il travaille sur son hypothèse depuis longtemps déjà, et une série de textes sur sa théorie de l’innovation sont librement accessibles sur le Net, ce qui permet d’en savoir un peu plus.

McCaffrey et son équipe ont, à plusieurs reprises, testé la méthode de “l’obscur” sur différentes demandes présentées par des entreprises (.pdf). L’une d’entre elles souhaitait créer un revêtement susceptible d’adhérer au téflon. Raisonnant sur le sens du terme “adhérer”, ils se sont posé la question des assomptions cachées derrière ce verbe. Adhérer suppose ainsi, dans l’esprit des gens, l’idée d’une action chimique mettant en relation deux surfaces. Une chose que le mot “connecter” n’implique pas, par exemple. De même pourquoi toujours penser en terme de deux surfaces ? En prenant conscience des présupposés inscrits dans le souhait émis, l’équipe est arrivée à une situation innovante : utiliser un système magnétique pour coller le téflon et son revêtement. Non seulement il ne s’agissait plus de chimie, mais cela impliquait non plus deux, mais trois surfaces (le téflon, le revêtement, et la surface générant le champ magnétique).

Une autre société les avait priés de trouver un moyen de repérer des bombes dissimulées dans le sol. Ici encore, la requête impliquait de se pencher sur l’objet “bombe”. En travaillant sur les interactions obscures, le groupe de McCaffrey s’est au contraire concentré sur son environnement et a mis au point une méthode consistant à repérer une bombe en fonction du déplacement de la poussière constaté sur le sol où elle est enterrée.

Dans un registre plus léger, on a également sollicité McCaffrey pour concevoir un type innovant de bougie, sans plus d’exigence. Ayant fait travailler plusieurs usagers sur les associations fréquentes du mot “bougie”, il a remarqué que très peu d’entre eux s’intéressaient au poids (une bougie perd du poids lorsqu’elle brûle) ou la capacité motrice (une bougie ne bouge pas quand elle brûle). McCaffrey et ses collègues ont alors imaginé une bougie sur une espèce de balancier se soulevant au fur et à mesure que celle-ci perdait du poids, jusqu’à atteindre un dispositif capable de l’éteindre automatiquement.

Travaillant sur cette hypothèse, McCaffrey a réfléchi sur la possibilité d’automatiser tout cela. D’où la tentative de créer un logiciel susceptible d’accélérer ce processus d’innovation, ce qu’il nomme le “aha toolkit”. Il ne s’agirait pas d’un système d’intelligence artificielle capable de trouver tout seul des solutions inédites, mais d’une interface permettant à un être humain de procéder plus rapidement à ce genre d’analyse.

L’idée repose sur le système des réseaux sémantiques. Couramment utilisés en analyse linguistique, ces réseaux représentent l’ensemble des associations d’idées liées à un concept ou un objet donné. Reprenant littéralement la fameuse expression “penser hors de la boîte”, McCaffrey a noté que la plupart des concepts généralement associés à un terme pouvaient être entourés par une “boite” et que les idées innovantes faisaient référence aux notions qui se trouvaient juste au dehors de ladite boite. En revanche, ceux qui étaient par trop éloignés, les liens trop faibles ne donnaient pas de très bons résultats.

S’inspirant de cette constatation, McCaffrey veut donc créer des réseaux sémantiques particuliers, les “aha nets” (.pdf).

Un phénomène pourrait selon lui être décrit en 32 caractéristiques, lesquelles diviseraient la région hors de la boite en 32 différentes sections. Il ne reste, plus affirme McCaffrey, qu’à examiner systématiquement ces 32 catégories pour y trouver un certain nombre de caractéristiques obscures.

McCaffrey affirme que sa cartographie des réseaux sémantiques confirme l’hypothèse selon laquelle la créativité se situe “entre l’ordre et le chaos”, c’est à dire juste hors de la boîte, mais pas trop loin. Reste à savoir si sa méthode, avec son examen systématique de caractéristiques obscures basées sur une taxonomie précise en 32 points, ne se situe pas quand même (à l’instar de la plupart des techniques de créativité) encore un peu trop du côté de “l’ordre” que de la créativité…

Rémi Sussan

économie de l'attention, cognition, complexité, intelligence collective, neurosciences, psychologie, savoir-faire
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Outils collaboratifs et intérêt individuel

InfoStratèges - 21/02/12 à 00:00

Deux articles récemment publiés sur le site de l'Atelier BNP-Paribas mettent l'accent sur l'importance et l'intérêt personnels de l'individu dans les outils collaboratifs et autres réseaux sociaux d'entreprise.

Nous ne souhaitons pas critiquer la pertinence de tels articles, mais il est pour le moins étonnant qu'il faille rappeler de telles évidences sociologiques et psychologiques.

Des solutions techniques miracle...

La psychologie sociale de base, surtout dans notre pays à l'esprit individualiste, montre que tout part, non du groupe, mais de l'individu. Il est donc évident que pour intéresser (pour ne pas dire appâter) un collaborateur dans une entreprise (nous insistons sur le terme collaborateur puisqu'il s'agit précisément de collaborer) il faut lui montrer que l'outil qu'on lui demande d'utiliser lui apporte quelque chose à lui avant tout. Il est évident que si l'outil collaboratif n'est vécu que comme un pensum auquel il est obligatoire de contribuer, mais que personne ne fournit d'information et d'éléments quelconque qui apporte au salarié, à quoi bon continuer ?

Mais voilà, trop d'entreprises pensent (si l'on ose dire à ce niveau) encore les outils collaboratifs avant tout comme des outils et non comme des vecteurs d'enrichissement personnel.
Où l'on revient à l'expression très sensée de Jean Michel (ancien président de l'ADBS (Association des professionnels de l'information et de la documentation) mais aussi de l'AFAV Association française de l'analyse de la valeur) que nous aimons citer tant elle est limpide et lapidaire : "la croyance aveugle en des solutions techniques miracle".
Beaucoup de dirigeants, influencés en cela par des informaticiens "orientés système" et non "orientés service" s'imaginent qu'il suffit d'implanter — naguère — un logiciel de groupware, aujourd'hui un portail collaboratif, un wiki ou autre outil de partage pour que la mayonnaise prenne, pour dire simplement les choses.

... Aux réalités humaines de terrain

Voici déjà une quinzaine d'années, Serge K. Levan, un des pionniers du groupware en France était intervenu dans une conférence sur le thème : "Le projet groupware, un projet de gestion avant tout". Il mettait ainsi l'accent sur la nécessité de penser le projet en termes de gestion humaine, bien plus qu'en termes d'investissement financier, matériel et logiciel.
Combien d'entreprises et de collectivités, faute d'avoir ainsi pensé leur projet n'ont pas échoué dans leur intranet, ou dans tout autre outil collaboratif ? Les exemples hélas, ne manquent pas...

Il est donc essentiel de repartir de la seule richesse vivante en entreprise, celle qui peut prospérer ou péricliter selon le style de management : les hommes. Jean Bodin, humaniste du 16ème siècle, considérait déjà qu' "Il n'est de richesse que d'hommes". Même si notre monde s'est technologisé depuis, il ne faut jamais perdre de vue que toute cette technique doit être au service de l'homme et non l'inverse. Et ce n'est pas qu'une question de bien pensance humaniste, puisqu'à la clé réside le succès ou le cuisant et coûteux échec du projet.

Les articles sur le site de L'Atelier BNP Paribas

Pour populariser le collaboratif, il faut d'abord penser bénéfice individuel, Renato Martinelli, 07 février 2012 :
www.atelier.net/trends/articles/populariser-collaboratif-faut-dabord-penser-benefice-individuel

Le succès d'un outil collaboratif tient à la place accordée à l'individu, article non signé, 17 février 2012 :
www.atelier.net/trends/articles/succes-dun-outil-collaboratif-tient-place-accordee-lindividu
 

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Eric Schmidt se désengage (un peu) de Google

ZD Net - 20/02/12 à 16:35
Le président exécutif de Google a annoncé son intention de vendre 2,4 millions d'actions ramenant sa part de capital de 2,8 % à 2,1%. Le prix de la vente devrait s'élever à 1,45 milliard $.
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